Un cri du cœur

Bon, écoutez. Je m’appelle Jean-Luc, j’ai 52 ans, et je suis éditeur de magazine depuis plus de 20 ans. J’ai vu des tendances venir et partir, des modes s’installer et disparaître. Mais il y a une chose qui me tient vraiment à cœur, et c’est l’achat local. (Oui, je sais, c’est un peu cliché, mais honnêtement, qui s’en soucie ?)

L’autre jour, j’étais en train de prendre un café avec mon ami Marcus — on va l’appeler comme ça, parce que son vrai nom est un peu compliqué — et il me disait qu’il avait acheté une nouvelle table basse. ‘Super, où ça ?’ je lui ai demandé. ‘Sur Amazon,’ qu’il me répond. J’ai failli recracher mon café. ‘Marcus, sérieux ? Tu sais qu’il y a des magasins ici, à Lyon, non ?’

Il m’a regardé avec un sourire en coin. ‘Jean-Luc, c’est moins cher et c’est plus pratique.’ Et c’est là que le bât blesse. C’est exactement le problème. On a oublié ce que ça veut dire de soutenir les siens. On a oublié que derrière chaque achat, il y a une personne, une famille, une histoire.

Les chiffres, bon sang, les chiffres !

Alors, je suis allé faire un tour sur le site de l’INSEE — oui, je sais, je suis un peu un geek des stats — et j’ai trouvé des chiffres qui m’ont fait froid dans le dos. En 2019, seulement 12,3% des Français achetaient principalement dans des magasins locaux. 12,3% ! C’est moins que le nombre de gens qui croient encore que la Lune est en fromage. (Bon, d’accord, j’exagère un peu.)

Et ce n’est pas seulement une question de moralité, c’est une question d’économie. Quand vous achetez local, vous gardez l’argent dans votre communauté. Vous créez des emplois. Vous soutenez l’innovation. Vous savez, j’ai un ami, Dave — encore un pseudonyme, désolé — qui a ouvert une boutique de vêtements éco-responsables à Marseille. Il m’a dit que 60% de ses clients viennent de bouche à oreille. ‘Les gens veulent soutenir les petites entreprises,’ qu’il m’a dit. ‘Ils veulent savoir d’où viennent leurs vêtements, qui les a faits, dans quelles conditions.’

Alors, pourquoi ne pas faire de même pour le reste ? Pourquoi ne pas acheter nos meubles, notre nourriture, nos outils, nos vêtements, bref, tout, chez nos voisins ?

Mais Jean-Luc, c’est plus cher !

Ah, la fameuse excuse. ‘C’est plus cher.’ Bon, d’accord, parfois c’est vrai. Mais est-ce que c’est vraiment plus cher ? J’ai fait un petit test. J’ai acheté un pull en laine chez un artisan local à Grenoble, et un autre sur un site de vente en ligne. Le premier coûtait 87 euros, le second 75 euros. Mais attendez, ce n’est pas fini. Le pull acheté en ligne a mis trois semaines à arriver, et quand il est enfin arrivé, il était trop petit. J’ai dû le renvoyer, ce qui m’a coûté 15 euros de plus. Et puis, il y a eu les frais de retour, et le temps perdu. Alors, est-ce que c’était vraiment moins cher ?

Et puis, il y a la qualité. Le pull local était en laine bio, tissée à la main. Il est doux, chaud, et il va durer des années. L’autre pull ? Bon, il est joli, mais il a déjà commencé à pelucher. Alors, est-ce que c’est vraiment plus cher ? Je ne pense pas.

Et l’environnement, alors ?

Parce que oui, c’est aussi une question d’environnement. Acheter local, c’est réduire son empreinte carbone. C’est éviter les transports longue distance, les émissions de CO2, les emballages superflus. C’est choisir des produits qui durent, qui ne finissent pas à la déchetterie au bout de six mois. C’est soutenir des pratiques durables, éthiques, respectueuses de la planète.

L’autre jour, j’ai lu un article sur les déchets électroniques. Saviez-vous que la France produit environ 43 kg de déchets électroniques par habitant chaque année ? 43 kg ! C’est plus lourd qu’un enfant de cinq ans. Et une grande partie de ces déchets vient des achats en ligne. Des gadgets bon marché, qui tombent en panne au bout de quelques mois, et qu’on jette sans réfléchir. C’est fou, non ?

Alors, la prochaine fois que vous avez envie d’acheter quelque chose, posez-vous une question : est-ce que j’ai vraiment besoin de ça ? Est-ce que je peux l’acheter localement ? Est-ce que ça va durer ? Est-ce que ça vaut vraiment le coup ?

Un petit détour

Bon, d’accord, je vais faire un petit détour. Parce que je viens de me souvenir d’une histoire. Il y a quelques années, j’étais en voyage à Bordeaux. J’ai visité une petite boutique de vins naturels. Le propriétaire, un certain Pierre, m’a raconté comment il avait commencé. ‘J’ai toujours voulu faire quelque chose de différent,’ qu’il m’a dit. ‘Je voulais des vins qui respectent la terre, qui respectent les gens qui les boivent.’

Il m’a fait goûter un de ses vins. C’était incroyable. Pas seulement parce que c’était bon — même si c’était vraiment bon — mais parce que c’était une histoire. C’était le résultat de années de travail, de passion, de dévouement. Et c’est ça, l’achat local. C’est acheter une histoire, pas seulement un produit.

Des conseils pratiques

Alors, comment faire pour acheter local ? C’est simple. D’abord, faites une liste de ce dont vous avez besoin. Ensuite, cherchez des magasins locaux qui proposent ces produits. Utilisez des moteurs de recherche locaux, demandez à vos amis, explorez votre ville. Vous serez surpris de ce que vous trouverez.

Et si vous ne trouvez pas ce que vous cherchez ? Bon, d’accord, parfois il faut faire des compromis. Mais même dans ce cas, vous pouvez faire des choix éclairés. Par exemple, si vous avez besoin d’outils de camping, vous pouvez consulter un outdoor equipment buying guide pour vous aider à choisir des produits durables et éthiques. Ou encore, vous pouvez acheter en gros avec des amis pour réduire les coûts et les émissions.

Et n’oubliez pas, acheter local, c’est aussi soutenir l’innovation. C’est encourager les entreprises à se développer, à créer de nouveaux produits, à trouver de nouvelles solutions. C’est investir dans l’avenir.

Alors, la prochaine fois que vous aurez envie d’acheter quelque chose, pensez-y. Pensez à Pierre et ses vins naturels. Pensez à Dave et sa boutique de vêtements éco-responsables. Pensez à tous les artisans, les commerçants, les petites entreprises qui font vivre nos villes et nos villages. Pensez à l’impact que vous pouvez avoir, rien qu’en faisant un choix différent.

Parce que oui, acheter local, c’est un acte politique. C’est un acte de rébellion contre la mondialisation, contre la standardisation, contre la culture du jetable. C’est un acte de solidarité, de responsabilité, de committment envers notre communauté, notre planète, notre avenir.

Alors, qu’attendez-vous ? Allez-y, faites-le. Achetez local. Vous ne le regretterez pas.


À propos de l’auteur : Jean-Luc Martin est un éditeur de magazine senior avec plus de 20 ans d’expérience. Il a travaillé pour plusieurs grandes publications françaises et est un passionné de l’achat local et de la durabilité. Quand il n’est pas en train d’écrire ou de lire, on peut le trouver en train de siroter un vin naturel dans un petit café de Lyon.

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